Musées et art

Marcel Lender dansant à Chilperic, Toulouse-Lautrec, 1896

Marcel Lender dansant à Chilperic, Toulouse-Lautrec, 1896

Marcel Lender dansant à Chilperic - Henri de Toulouse-Lautrec. 145x150

La vie théâtrale parisienne à la fin du XIXe siècle était à son apogée, ce qui ne pouvait qu'intéresser Toulouse-Lautrec. Dans les théâtres de la capitale, l'artiste rencontre de vraies stars: Sarah Bernhardt (1844-1923) et Marcel Lender (1863-1927). Les propriétaires des théâtres lui commandent des affiches et des programmes pour de futures représentations. Mais Lautrec aime naturellement peindre des portraits d'acteurs ou représenter leur pièce sur scène.

Marcel Lender dansant à Chilperic - L'une des meilleures peintures sur ce sujet. La danse exécutée par l'actrice est représentée avec une précision photographique, chaque geste, humeur, jeu de lumière est capté.

Des touches expressives vives permettent à Lautrec de transmettre la vivacité de la danse de l'actrice. Le paysage est minimisé, les autres personnages de la scène bougent à peine - tout cela accentue encore le rythme des mouvements de Marcel. Le manque de perspective, souligné dans ce cas uniquement à l'aide de planches de scène, renforce l'illusion de la présence de Marcel Lender parmi le public.

Toulouse-Lautrec se tourne à nouveau vers la technique Degas et utilise l'effet de l'éclairage artificiel provenant de la rampe de la scène, mais le fait dans un but différent. Les effets d'éclairage permettent à Lautrec de rendre l'image quelque peu caricaturale. Le visage de Marseille n'est pas seulement souligné, mais aussi déformé. En fait, nous ne voyons pas un visage, mais un masque. Pour l'artiste, changer l'image devient une condition préalable à son travail. En ce sens, Marcel Leder dansant dans Chilperic est une tentative délibérée d'utiliser l'ironie et la satire dans les arts visuels. La palette de l'image n'est pas typique de Lautrec. Le bleu et le vert se mêlent au violet et au rose, ils soulignent l'atmosphère du boléro réalisé.

Voir la vidéo: Henri de Toulouse-Lautrec (Septembre 2020).